soyons sérieux, parlons du péteux!

dimanche 16 novembre 2014

rédemption ou culpabilisation

Bien cher journal

J'ai entendu une phrase qui m'a interpellée. 

Mon conjoint, cet homme si merveilleux, redoute quand je lui fais des excuses. Il me regarde comme si mon excuse était un préalable à une insulte. Et il a raison. J'aime être au-dessus de mes affaires. J'aime être celle qui est sur un podium. Celle qui est inateignable. Celle qui est parfaite donc irréprochable. Alors j'ai développé un genre d'excuse qui est à double intention: l'insulte déguisée en excuse.

Alors quand j'en vois, je sais de quelle nature il s'agit.

Et là, j'ai bien compris le contexte. Il s'agissait d'une insulte recouverte d'un supposé compliment.

J'étais dans un café. Seule, j'écoutais mes voisines. Elles se parlaient de leur enfance respectives. 

Une de ces femmes racontait à quel point son père était un homme platte à vivre. Mettons qu'il lui en faisait voir de toutes les couleurs. Elle disait qu'un jour, quand elle était adulte, son père l'a prise par les épaules en lui disant qu'elle avait «les épaules trop petites» pour vivre ce qu'elle a vécu. 

Et je pense que la dame qui racontait ça avait comme perception que c'était un genre d'excuse que son père lui donnait.

Comme je ne mêle pas de mes affaires, je fais ni une ni deux, je me joins à la discussion.

Je me permets de donner ma vision de la chose.

Et je demande si la femme avait déjà contemplé l'alternative que ce genre d'excuse se voulait plutôt un genre de culpabilisation.

Était-ce parce que le père voulait s'excuser ou était-ce parce que la problématique était que la fillette avait «justement»  «les épaules trop petites»?  Ce n'est pas la même signifiaction!

C'est comme si le père disait: «Ce n'est pas moi qui t'ai fait endurer des trucs, c'est toi qui n'était pas capable d'en prendre».

Et la dame m'a dit qu'elle n'avait jamais vu ce commentaire de cette manière. 

Comme je suis une championne dans ce genre d'excuse, je sais les reconnaitre.

Je sais, que sous une forme de rédemption se cachait une réelle culpabilisation.

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désir incompréhensible

Bien cher journal

Plus ça va, plus ça rempire. Je désire sexuellement «un» (boff quelques uns) hommes. Pas que je sois mal avec mon conjoint, je veux plus comme si le sexe était rendu un bar ouvert avec un buffet à volonté où l'on peut manger n'importe quoi.  Je me retiens à deux mains. Je ne veux pas être physiquement infidèle. 

Mais il y a un (deux...) types qui me taraudent. Et ceux-là, je ne veux pas que mon désir s'estompe. 

Il y en a un dont la fougue m'excite. Je sais qu'il est heureux en ménage. Je sais qu'il aime sa femme et ses enfants. Me placer entre lui et sa femme ne me donnerait que tristesse. 

J'imagine que s'il ne me désire pas, j'en serais peinée et blessée. J'imagine que s'il me désire, je ne ferais que détruire ce qui allait bien et je serais en pleine culpabilité. 

Mais sa fougue, son énergie, ses bras, son physique me fait un effet terrible. Juste penser à lui, je suis en trance. Je voudrais vivre ce genre d'échange avec lui, pas avec un autre.

Que je suis pathétique!

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un rêve spécial

Bien cher journal

J'ai fait un rêve. Un drôle et bizarre de rêve et je pense avoir la bonne signification.

J'étais dans la cuisine d'une femme que j'aime beaucoup et que je connais peu. Et j'étais dans sa cuisine, sans son autorisation, mais sans son désaccord. Il y avait un problème de tuyaux au lavabo, je croyais pouvoir faire quelque chose pour améliorer la situation. Alors, moi, avec mes gros sabots, je joue avec les tuyaux de l'évier. Et, plus je joue avec les tuyaux, plus je m'enfonce dans la destruction des tuyaux. Et un coup que tout est détruit, la femme (nommons-là Linda) arrive chez elle. Elle est désespérée de voir que j'ai travaillé comme une idiote dans ses tuyaux et que j'ai tout brisé.

En m'en rendant compte, je vois bien tous les dégats que j'ai fait chez elle. Elle, elle est désespérée, moi peinée et culpabilisée.

Alors, pour trouver ma signification, je me suis demandé ce que cette «Linda» représentait pour moi. J'ai alors décrit «Linda» comme quelqu'un de vulnérable et de fort à la fois.

Je me suis demandé où j'avais des affinités avec un monde fort et vulnérable dans ma vie présentement.

Ce qui m'a conduit à un désir de longue date de faire du bénévolat dans une maison de soins palliatifs. Et c'est là que j'ai compris que cette «Linda» était le lieux des soins palliatifs et que j'entrais avec mes gros sabots dans un endroit trop raffiné pour moi. J'ai une peur énorme de faire des bêtises irréparables avec des gens vulnérables. J'ai la chienne de ne pas être aidante. J'ai peur au point d'être paralysée et je pense que je me sabote pour ne pas y aller.

Comme je ne vaux plus rien, ce bénévolat serait une sorte de preuve que je vaux quelque chose, et, cette raison pour faire du bénévolat n'est pas honorable.

Bien cher journal, comment vois-vous cette peur? Suis-je mieux de la surmonter ou suis-je mieux de la voir comme un signal que ce n'est pas ma place?

Merci

Matante Bizzz

 

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mardi 11 novembre 2014

Les astres seront-ils alignés pour moi?

Bien cher journal

Je me tape dans les main de ne pas être impulsive car je me serais suicidée hier. Je ne vaux plus rien. Je suis juste bonne pour les poubelles.  J'en ai assez de garder l'espoir de retourner sur le marché du travail dans un emploi épanouissant et payant qui me convienne. 

J'en ai assez de garder le moral, de relativiser, d'imaginer le meilleur... Plus capable, juste plus capable!

Pourquoi hier plutôt qu'un autre jour? Je t'explique.

Je me suis fait une hernie discale en D9 en revenant de voir mon neurochirurgien. J'étais déjà déçue quand il m'expliquait qu'il ne savait pas ce qu'il pouvait faire de plus pour moi pour que je retrouve une plus grande capacité physique. J'étais déçue, on peut le comprendre....

Toujours est-il qu'après mon retour de mon bien cher neurochirurgien, je sors de l'auto et un petit «couic» se fait entendre... une hernie discale! J'ai mal au possible. Dès le moindre effort, j'ai envie de vomir, les jambes m'engourdissent, je n'ai plus de force et mon bras est raide et ma jambe cherche à s'enfarger pour tomber. Je dois souvent la trainer.

Depuis le 26 aout, je sais que j'ai une hernie. Alors pourquoi pleurer autant depuis hier?

C'est que hier,  j'ai vu les images de mon hernie et je sais que mon médecin ne m'opérera pas pour si peu. J'explique comment c'est fait: imaginons un oeuf, le jaune centré et du blanc autour. Une hernie peut coincer du blanc (évidemment) et du jaune.  Le jaune représente les nerfs, le blanc représente les méninges. Et tant qu'il y a des méninges qui ne sont pas étranglés, on ne touche à rien. On attend que le jaune soit coincé. Quand j'ai vu les images, je me suis dit que mon super neurochirurgien ne voudra pas m'opérer, je le comprends car à cette place (comme toute opération dans la colonne) l'opération est délicate. 

Ce qui fait qu'à moins d'un miracle, je n'irai pas mieux. 

Comme j'ai vu les images hier, je pleure depuis hier. Rien à faire, je n'ai pas envie de sourire. 

Je me disais qu'au moins, j'avais un projet, je suivrais une formation en soins palliatifs pour accompagner des gens en fin de vie. Or, mon cours est annulé. Je me ramasse sans cours à suivre.

Je me sens seule et inutile. C'est comme si, depuis hier, une voix me disait que je devais me rendre compte de mon  inutilité comme si j'étais la seule à ne pas le savoir. 

Les astres seront-ils alignés pour moi, juste pour me trouver une voie d'énergie stimulante?

Pourquoi seraient-ils alignés? Les astres ne font qu'être des astres, c'est moi qui voudrais leur donner une signification!

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mardi 4 novembre 2014

Liberté de Paul Éluard

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard, Au rendez-vous allemand, 1945, Les Editions de Minuit

 

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L'intelligence, ce tabou

Bien cher journal

J'ai l'impression que, mondialement, un mouvement se fait. J'ignore si ce mouvement est de longue date ou si c'est récent. Toujours est-il que l'uniformité prend une place hors de l'ordinaire... «Je suis capable, donc, tu es capable»

Eh bien non! Ce n'est pas parce que quelqu'un fait une chose que son voisin peut le faire. Un  certain mouvement ésotérique veut que tous les protagonistes puissent jouïr des mêmes capacités. 

Or, on sait bien que c'est faux!

À titre d'exemple, je prendrai un truc que personne ne veut parler: l'intelligence. Oui, oui, le Q.I.!

Je m'imagine déjà lire vos nombreux commentaires en privés me disant que j'ai tord, que mêmes les trisomiques sont intelligents... 

Et pour appuyer vos dires, vous me donnerai comme exemple, que même Einstein ( que tout le monde aime citer) avait dit que même un trisomique pouvait comprendre la loi de la relativité, le temps étant le défi à donner pour contrecarrer le Q.I.

Et pourtant, on sait tous qu'une personne pas tellement intelligente sera épargnée côté famille. On lui en demandera moins. Et c'est normal. 

Mais ceux qui ont une intelligence juste sous le Q.I. pour bien se débrouiller en société, et juste assez haut pour ne pas être décelé... Ceux-là, comment vivent-ils?

J'imagine la difficulté quotidienne de ces gens-là. Le travail peut être épuisant. Dévalorisant. 

Et, avec le mouvement sociétal que je parlais au début, on aime bien croire que tous ont des chances égales de réuissir dans la vie, que ceux qui échouent ne sont que de purs paresseux!

Est-ce si vrai que ça?

Non. Je pense même que ceux qui aiment propager ce genre d'idéologie sont condescendants. Pas consciemment, mais c'est comme si ils cherchaient à démontrer que leur podium avait été durement gagné.

Bien cher journal

Je pense que ces gens-là sont des imbéciles.

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lundi 3 novembre 2014

Phallus en érection

Bien cher journal

Au Québec, on rit du sexe. On en parle à la blague, par exagération, par vantardise.  Mais, on n'en parle pas ou très peu de manière saine. Et je me remémore cette anecdote passée il y a 20 ans. 

Une journaliste française parlait de Céline Dion, notre Céline. Et elle disait que voir chanter Céline était comme voir un phallus en érection. 

Je me souviens qu'ici, au Québec, ça avait fait tout un scandale. Je me souviens d'un animateur qui parlait à cette journaliste, essayant de lui faire dire que c'était une image tellement scandaleuse, que c'était insultant.

Cette journaliste avait fini par dire que c'était loin d'être une insulte, qu'au contraire, c'était un compliment...

Je me souviens d'avoir pensé que ça ne pouvait qu'être qu'une insulte. Mon conjoint m'avait dit que si je voyais ça comme une insulte, c'est donc que voir un phallus en érection était laid.

Je restais sur ma position. Lui sur la sienne.

Je me remémore cet instant et je vois à quel point j'étais dans l'erreur. 

Un phallus vibrant, érectil, gorgé de vitalité est magnifique. 

Et ici, au Québec, on trouve que le sexe quelque chose qu'on doit garder silencieux. 

Quelle tristesse.

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vendredi 17 octobre 2014

Je suis une Cougar

Bien cher journal

Je vieillis, rien de moins! Comme tout le monde, sans exeption. Mais la tragédie, c'est que c'est moi qui vieilli, pas les autres. 

Et je me sens jeune par en-dedans. Jeune comme à mes 20 ans, expérience en plus, arthrose en plus. 

Toujours est-il qu'une de mes nièce sort avec un jeune homme, wo! Un vrai beau mâle à mon gout. J'achale souvent ce jeune homme-là en lui faisant des petite blagues à la «vieux-mononcle-cochon-qui-ne-sait-pas-parler-à-ses-nièces-jeunes-et-sexy-et-qui-passe-pour-un-espèce-de-salaud-à-fuir».

Et je vois ma nièce sans son conjoint. Et comme bien du monde, pour ne pas dire la majorité d'entre nous, il aime bien savoir qu'il est beau, mignon, désirable, mais que tout ça dépend de qui le dit! Il n'y a pas d'honneur à  se faire dire qu'on est beau par une personne qui est laide.

Et là, j'affirme que son conjoint est bien beau. Elle va lui dire. Et je rajoute qu'avoir 20 ans de moins, je ferais une compétition féroce pour faire de l'oeil à ce beau mâle. 

Rigolade

Et je rajoute que je suis une Cougar (femme qui sort avec des plus jeunes). Et je lâche un Roooarrrrr

Rigolade

Et je cherche une robe à motif léopard.

Je refuse de vieillir.  

Pathétique!

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Frippée pas botoxée

Bien cher journal

Je regarde la télé, j'y vois une actrice qui refuse de vieillir. Et son moyen pour ne pas vieillir est de se faire remonter le visage, remplir de collagène et de botox. Comment dire à ce genre de femmes qu'elle s'enlaidissent?  La peau frippe quand même, elle devient gonflée en y laissant des traces de fragilité, des traces d'amincissement.  En fait, ça ressemble, le bleu en moins, à un bon coup de poing sur la gueule.  C'est laid. Je n'arrive tout simplement pas à trouver quoi que ce soit de beau dans ce déni de vieillesse.

Et ça m'a fait souvenir un truc que j'ai fait il n'y a pas si longtemps: j'ai acheté ma première crème au collagène. Je vais dans une boutique de produits de beauté, je rencontre la vendeuse (jeune et bien faite, bien entendu!) qui me dit que la crème au collagène que je voudrais n'existe plus. 

«- Ouin mais moi, je veux un quelque chose au collagène, juste pour mettre autour de ma bouche... il me semble qu'elle flétrie...

- Vous savez, madame, que ce genre de crème-là ne donne rien? Que vous dépensez votre argent pour rien? Le saviez-vous?

-Ouin, mais regardez, ma bouche commence à avoir des petits creux, ma bouche sèche...

- Je vois que vous voulez ce genre de crème... elle contient de l'hydratant, ça va vous faire du bien...»

Et elle voyait bien que j'achèterais cette crème, au risque d'attendre qu'elle sacre son camps son chiffre terminé.  Je l'ai achetée en me disant que j'allais l'essayer, que sur moi, cette fabuleuse crème ferait des miracles...

Et le miracle a été le suivant: mes lèvres sont hydratées et j'accepte que ma peau vieillisse... M'enfin... ça reste à voir!

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samedi 4 octobre 2014

la honte du corps

Bien cher journal

J'aimerais te dire que j'aime mon corps, se serait faux, tu le sais bien!  Ais-je déjà aimé mon corps? Oui. Quand j'étais mince et musclée, les cheveux longs et roux flamboyants.  Ciel que j'étais belle! J'aimais les regards des hommes sur moi, me trouver comme un objet sexuel me plaisait bien. 

Jeune, je me trouvais mignonne. J'ignorais que j'avais déjà un surplus de poids. Bien que petite en grandeur, j'imaginais que je pouvais devenir mannequin si je le voulais. J'ai eu un réveil brutal quand j'ai su que je devais prendre quelques centimètres de plus en hauteur... C'était hors de mon contrôle. J'ai eu un grand choc. Mais je m'y suis faite. Je me trouvais mignone quand même. 

Ensuite, l'âge adulte. Grosse... J'ai suivi un régime aux protéines. J'avais maigri... Tout repris. J'ai suivi un autre régime, basé sur le guide alimentaire. Celui-là, oui, j'ai conservé mon poids. Jusqu'à ce que je tombe malade. Mal de dos.

Par la suite, je me suis fait opérer à la colonne. Après, je me suis mise à engraisser.  Quelques kilos, mais j'avais honte d'aller voir mon médecin, grosse comme une patate au four! Alors, je me disais que je perdrais bien ce poids et que par la suite, j'irais voir mon médecin. Or, je n'ai qu'engraissé. Jusqu'à ce que je me retrouve avec plusieurs kilos en trop. Et j'ai eu besoin d'un médecin.  Comme je n'avais pas été voir mon médecin depuis 10 ans, je l'ai perdu. En temps de pénurie, comment me retrouver un autre médecin.

Hypertension... On me refuse pour donner du sang.

Je cherche un doc. Pas moyen d'en trouver un... Finalement, par un grand hasard, j'en ai trouvé un.  Et là, j'ai su que j'étais malade. Non seulement je faisais de l'hypertension, je faisais aussi de l'hypothyroïdie, du cholestérol et maintenant du diabète. 

Tout ça pour dire que pour moi, avoir un corps a toujours été source de honte. Honte du sexe. De mon sexe. Honte d'avoir des besoins corporels. Mentruations, seins qui poussent, poils pubiens... Les hommes ne sont guerre mieux: pollutions noctures (non mais qui a trouvé CE terme???), mue de la voix...

Péter, roter, envie de pipi, de caca... gargouillis de ventre... J'ai toujours été mal à l'aise de ressentir toutes ces choses-là.  Toucher, le bien, le mal, être gênée de me faire toucher, être gênée de toucher... Et ma poitrine qui ne cesse de prendre de la place.

Et puis, je me suis fait opérer à nouveau il y a 1 an. Et là, c'est la transformation!  Je me sens en vie, je me réveille!

Et toute heureuse de me réveiller et de ressentir une nouvelle vie, je me vois encore plus grosse que jamais. Ma peau devient flasque, tombante.  J'ai encore honte. J'ai honte et j'ai de la peine. Peine à cause de moi, je n'ai pas eu la discipline de faire tout en mon possible pour garder ma forme.

Ça partira jamais, cette honte du corps?

Posté par soyonsserieux à 23:21:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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