soyons sérieux, parlons du péteux!

samedi 23 mai 2015

Demande de mariage en Grand!

Bien cher journal

Je vois à la télé, une femme assise dans un stade. Une mascotte arrive près d'elle. Cette mascotte enlève son déguisement, c'est son chum qui était dedans.  Elle est surprise, se met à pleurer. Son chum se met les genoux par terre, l'implore de bien vouloir le marier.

Et ils se marièrent avec un gros mariage rempli d'extase!

J'ai averti mon conjoint de ne jamais me faire un truc du genre. Je cesserais illico ce genre de relation malsaine, inégale, soumise, dominatrice et manipulatrice.

Pour moi, un mariage se discute à deux. Pour moi, un mariage se fait d'égal à égal: garde tes genoux bien droit, mon chéri! Je ne voudrais jamais d'un type qui me demande la faveur de «bien vouloir l'épouser» comme si je donnais à une oeuvre de charité.  Je veux du solide, de l'égalitaire et surtout, surtout, je refuse d'une personne qui est prête à faire quelque chose dans mon dos et que je me sente coincée de dire oui. 

Comment peut-on faire confiance à quelqu'un qui saura charmer pour arriver à ses fins?

D'ailleurs, je me demande quel est le pourcentage de ce genre de mariage qui arrive au divorce? 

Je ne serais pas surprise que ça grimpe à un 75%. 

Parce que lorsque l'autre finit par comprendre qu'il est dans une relation où chacun cherche à dominer l'autre, ça se peut que cette personne se tanne. Et ça se comprends.

Chéri

Certains diront que nous ne sommes pas romantiques...

Et puis après?  J'aime tout de toi 

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mercredi 13 mai 2015

Mes hauts et mes bas (une Diva qui se plaint)

Bien cher journal

Il y a longtemps que je n'ai pas donné signe de vie. Plusieurs choses m'arrivent. Je préfère me taire quand j'ai peur de moi. J'essaie d'écrire sur tes blanches pages, j'efface. Bien sûr, dans ma tête, je ne fais qu'écrire ma vie de long en large, de haut en bas, à l'endroit à l'envers et sans dessus-dessous. 

J'ai commencé une chose qui me fait un grand bien: je fais du bénévolat dans une maison de soins palliatifs. J'adore ce que je fais, je le vois comme un ultime privilège. D'ailleurs, j'ai dit à ma supérieure que je ne voyais pas mon bénévolat comme un don, mais comme un cadeau où je prends, que je ne fais que prendre. Bien sûr, mon parcours de vie fait que je me sens enfin à la bonne place au bon moment.

Je n'ai pas peur de la mort. Je suis capable d'affronter la colère, la peur, la rage des autres... Je la comprends tellement! Mourir est une chose triste qui arrive quoi qu'on fasse. C'est inéluctable, mais combien triste de quitter ce monde si imparfait. Il m'arrive d'arriver à la maison de soins palliatifs et de voir à quel point il pleut et que le temps est platte, mais moi, je pense à tous ceux qui verront cette température moche et dont ce sera la dernière fois qu'ils verront une température moche. 

Même ce temps devient un temps d'extase. 

Et, encore une fois, ma thyroïde était trop basse. Et dans ce temps-là, mes pensées deviennent noires et c'est encore plus noir quand je change ma dose de médicaments. Je ne fais que penser à mourir et qu'avoir froid dans mes os. C'est si fort comme effet! Je dois combattre mes pensées pour rester en vie. Je n'ai pas peur de mourir, mais comme ça va m'arriver juste une fois, j'aime mieux que ce soit dans plusieurs année.

Je me suis fait opérer pour un tunnel carpien. Ça fait du bien!

J'ai des amis qui n'en peuvent plus de mes plaintes, ils préfèrent s'éloigner de moi. Je me demande si c'est moi la pire ou si ce sont eux qui sont à plaindre.  Je me dis que si ils ont besoin de beau et simple dans leur vie, c'est qu'ils sont perdus en eux. Je regarde cette situation avec légèreté. 

J'ai peur de paralyser. Très haut dans mon cou. J'ai peur, vraiment. Je vais voir mon neurochirurgien bientot et j'en suis contente. C'est comme si une guêpe me piquait juste à la base du crâne et que tout mon corps devenait engourdit.

Je ne prends plus mes marches. J'adorais faire mon 12 km par jour. C'est terminé pour moi. 

J'ai dû faire beaucoup  de deuils... Trop!

Dire qu'il y a des gens qui me voient négative... Je me considère plutot comme ayant le bonheur facile! Faut croire qu'on n'a pas la même perception! 

Mais dans le fond de moi, il m'arrive de me demander si ceux qui me voient négative arriveraient à vivre ne serait-ce qu'une seule journée dans mon corps. Je pense que je sourirais dans ma barbe. 

Toujours est-il que je suis contente d'être en vie ce matin. Pour un autre jour. 

XXXX Matante Bizzz

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lundi 11 mai 2015

Ceux qui ont la foi n'ont pas de mérite

Bien cher journal

 

À chaque fois c'est pareil... Dans l'épreuve, je devrais avoir la foi... LA Foi! Je n'y arrive pas, juste pas! On me dit d'avoir la foi... On fait comment? On fait semblant de croire? On fait semblant au point qu'on fini par se croire? Je ne vois pas pourquoi je me mentirais à ce point. Certains me disent qu'ils ont choisi de croire! Wo la belle affaire!  Comment fait-on pour choisir de croire? 

 

Et quand je dis que je suis athée, on me dit que je ne crois à rien. 

 

Je ne crois pas «à rien», je crois être capable de faire des choses, je crois que les humains agissent avec humanité et hommerie.  Je crois que la biologie se fait un chemin à travers les méandres qu'elle trouve. 

 

Mais être athée n'est pas «croire à rien», c'est ne pas avoir de dieux. 

 

Je ne suis pas méchante pour ça! 

 

Ceux qui ont la foi, celle qui vient naturellement, avez-vous déjà songé que vous n'avez pas de mérite? Vous êtes inspirés grâce à votre dieu, soyez heureux! Vous n'avez pas de mérite, ça vient naturel, comme ceux qui ne mangent pas de dessert parce qu'ils n'aiment pas le sucré. Ça vient tout seul... Celui qui doit se surveiller constamment, lui a du mérite de ne pas prendre de poids! 

 

Celui qui ne veut pas fumer n'a pas de mérite, ça vient tout seul. 

 

Et vous qui avez la foi, comprennez que ce don n'est pas donné à tous. 

 

Perso, je ne sais pas si j'aimerais avoir la foi. Je ne le sais pas. 

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lundi 30 mars 2015

Les hommes féminisés

Bien cher journal

Aujourd'hui, je me lance!

J'aime beaucoup mon bien cher Doc Mailloux, je l'estime sincèrement. Je lui ressemble.

Mais, une chose me dérange, je lui ai écrit pour lui manifester ce dérangement et je sais que j'ai raison.

Quand il parle des hommes féminisés. Il parle sans dire les vraies affaires. Il parle pour choquer sans rien dire de sensé. 

«C'est dénigrant pour les hommes et pour les femmes. Un homme féminisé est un homme avec des caractéristiques féminines. Je veux bien, mais c'est quoi les caractéristiques féminines? Sont-ce les mêmes que les caractéristiques d'immatures? Genre casser de la vaisselle quand on est choqué? Donner des coups de sacoches?

Si on parle d'immaturité féminine et qu'on attribue ces caractéristiques à des hommes, on n'est pas très «fair play». Ne devrait-on pas dire comment on fait pour déterminer une caractéristique féminine mature à une caractéristique masculine mature OU ne devrait-on pas donner les caractéristiques féminines immatures en comparaison aux caractéristiques masculines immatures?»

Imaginons que je parle des oiseaux. Je vais donner des caractéristiques selon leur couleur, leur forme, leur grosseur, leur cri, leur comportement...

Et si je pousse plus loin, je vais parler des oiseaux immatures. Ce qui les distingue des oiseaux matures. 

Et si je pousse plus loin, j'imagine un oiseau mâle immature qui ne développe pas ses caractéristiques de mâle et qui devient un oiseau adulte sans caractéristiques mâle, mais avec des caractéristiques femelles, je vais pouvoir décrire ce qui appartient à un sexe plutôt qu'à l'autre. 

Mais avec Doc Mailloux, pas moyen de lui faire dire quoi que ce soit.

J'ai communiqué avec des gens qui l'interview. Pas moyen! Silence radio!

Soit ils sont trop polis pour leur demander, soit Doc Mailloux ne veut rien savoir de répondre.

Si c'est la deuxième option, c'est que ça prouve que son idée ne vaut rien, qu'elle manque d'élaboration.

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lundi 16 mars 2015

Quel âge me donnez-vous?

Bien cher journal

Te dire à quel point j'ai les astres enlignés! 

Par grand hasard, je vois sur mon fil d'actualité (Facebook), un lien qui dit que l'animateur de l'émission «Quel âge me donnez-vous?»  arrive telle date au centre d'achat près de chez moi. Pour un kick, je veux y aller. Aller voir en vrai de vrai ce que cet animateur a l'air. 

Alors je vais voir, par curiosité. Tant qu'à y être, je m'inscris! Pourquoi pas? Je sais bien que je ne serai pas sélectionnée. Je passe l'entrevue avec 2 dames douces, joviales et agréables. Je ris avec elles, je montre ma cicatrice dans ma nuque. 

Le lundi, une des deux dame m'appelle. Le coeur m'a bondit. J'ai failli raccrocher en disant que j'avais réfléchi à mon affaire et que je ne voulais plus participer à l'émission. J'ai dû me parler fort pour ne pas me saboter, moi qui ait fait toute ma technique infirmière et ayant fait un échec volontaire pour ne pas devenir diplomée. Mais là, j'avais une dame au bout du fil, il n'était plus question que je me sabote encore dans ma vie! 

Cette dame me demande ce que cette émission changerait psychologiquement dans ma vie...

pfffff

Quoi? Moi la parfaite, j'ai besoin de changer quelque chose psychologiquement? Euhhhh noooon! 

Alors, je n'arrive pas à voir en moi. Je demande à mes amies ce que cette émission changerait psychologiquement en moi.

Une amie me disait qu'elle ne saisissait pas ma démarche. C'est là que j'ai compris que j'agissais comme une excitée. Qu'est-ce que cette excitation pouvait bien cacher?

Alors j'ai médité et j'ai compris ce qui m'animait comme désir.

J'aimerais changer quelque chose dans mon habillement, dans mon style, dans mon visage pour enfin refermer la porte de mes 10 dernières années où j'étais enfermée dans ma tombe. Il me semble que de me voir transformée me donnerait l'illusion que je n'ai pas perdu ces 10 dernières années. Parce que, dans mon cerveau, j'ai trop l'impression d'avoir été enfermée dans une tombe, sans aucune possibilité de désir, sans aucun espoir, sans rien à vivre. Changer de look validerait que je suis sortie de ma tombe.  Et là, Ô surprise! Ma bonne humeur a fait place à des larmes qui me seront bénéfiques dans mon cheminement.

Dire qu'un truc que je trouvais anodin m'ait emmené une réflexion si profonde!

J'ai enfin accès à ces larmes si précieuses pour mon harmonie.

quoi qu'il arrive, les astres sont enlignés juste pour moi!

XXX Matante Bizzz

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dimanche 1 mars 2015

La peur d'avoir une couche

Bien cher journal

 

Mon conjoint et moi et parfois moi et des amis discutons de la peur de vivre en CHSLD avec des couches aux fesses. Peur viscérale.

 

Surtout quand on a connu des gens qui en portaient et qui ont vécu toute leur vie en ayant comme objectif d'être intègre. 

 

J'ai eu un proche qui avait le parkinson. S'est fait dire de faire pipi dans sa couche. Et pourtant, toute sa vie elle avait torché ses ainés. Elle demandait d'aller faire pipi et quand on a le parkison, les nerfs ne supportent pas d'avoir de l'urine dans la vessie. Alors ils lui ont mis une couche et lui disait de faire pipi dedans.

 

Elle, elle ne supportait pas d'avoir à faire pipi dans sa couche, alors elle cherchait à sortir du lit. Les barreaux de lit levés, elle cherchait à passer par-dessus ces barreaux.  Alors ils l'ont contentionnés.

 

Une fois, la contention fut si serrée qu'elle a fait une crise d'angoisse. Cette crise a finit par la tuer au bout de son souffle. Plusieurs heures à chercher son souffle. Et la famille voulait de la drogue pour atténuer sa souffrance, son angoisse... Il a fallu crier pour recevoir un obole de drogue.

 

Tragique

 

Même après plusieurs années.

 

Et ça m'amène à penser à ma limite de vie.

Pour moi, la couche, c'est impensable! Pareil pour mon conjoint.

 

Nous ne nous rendrons pas là.

 

Alors, par déduction, nous sommes obligés de contempler le suicide comme porte de sortie. 

 

Et un dilemme se place devant nous, entre nous: faut-il s'en parler ou doit-on se taire?

 

En parler place l'autre devant une obligation de porter secours sinon on peut être poursuivi.

 

Se taire place l'autre devant une ignorance qui le démunira quand la mort surviendra.

 

Ce que je sais, c'est que j'ai peur et c'est cette peur qui me fera agir dans l'option de la mort. 

Mais je sais aussi que je veux étirer l'élastic de la vie le plus loin possible.

 

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Ramasser des souvenirs

Bien cher journal

 

Au cour de ma vie j'ai ramassé des antiquités, des souvenirs qui appartenaient aux autres...

 

Ces choses sont remplies de charges émotionelles. Et pendant toutes ces années, je chérissais ces souvenirs en pensant aux propriétaires de ces choses. 

Je suis rendue incapable de conserver ces choses. Je m'en défais. Avec regret. Parce que je n'ai plus la capacité de m'en occuper.

 

Toutefois, c'est avec légèreté que je vois ma maison s'alléger.

 

Et je comprends qu'un nid doit être léger. Trop de choses interfèrent avec notre intériorité. 

 

Rammasser n'est que surcharge qui dévie de notre bien-être.

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Regret= illusion ou culpabilité?

Bien cher journal

J'écris ces lignes sans avoir de plan, je lance mes idées  sur papier...

Le regret

Hier, je me promenais en auto (ciel que j'adore conduire en écoutant  The best of you des Foo Figthers en boucle.... oui oui: en boucle!)

Et je savourais un moment où je me sentais bien dans ma tête comme jamais auparavant. Et ce bien-être m'a amené à regretter ma carrière d'infirmière. J'étais si proche de mon certificat que j'ai saboté volontairement. 

Et là, à cet instant, je regrettais de ne pas avoir été infirmière, je sentais que j'étais à ma place avec une capacité psychologique d'être infirmière.

Jusqu'au moment où j'ai réfléchi à ce que peut cacher le regret.

Et je me suis demandé si le regret était un espèce de moyen de se sentir coupable ou de s'illusionner sur une capacité non réelle.

Je n'ai pas encore la réponse exacte, mais je sais que si j'ai préféré ne pas épouser la profession d'infirnière, c'était parce que je ne me sentais pas à la hauteur et je pense que je ne l'étais pas! 

Il est facile de regretter une chose quand on en a choisit une autre.

À cet effet, je me remémore ce que j'ai déjà écrit:

«  http://soyonsserieux.canalblog.com/archives/2013/09/10/27992811.html  »

C'est trop facile de s'imaginer qu'on puisse faire un truc alors qu'on n'avait peut-être pas les capacités de le faire. N'est-ce pas dans le réel qu'on peut comprendre les tenants et aboutissants de nos illusions?

Et je me suis demandé si ce n'était pas une occasion pour encore me flageller psychologiquement ou si, effectivement, cette profession était au-dessus de mes capacités.

Je pense que c'était au-dessus de mes capacités. Ce qui m'amène à penser que c'est donc une illusion. 

N'empêche qu'il est difficile de se lever un matin, de sortir de sa tombe, et de voir sa vie passer sans avoir eu l'impression d'y participer activement.

Plus j'y pense, j'ai l'impression d'avoir passé ma vie dans une tombe, et, mon opération aux vertèbres cervicales m'a sorti de mon sarcophage. Mon coeur bat comme jamais, je vis comme jamais, j'aime comme jamais... et que dire du désir! Je désire beaucoup sur tous les plans!

XXX Matante Bizzz

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jeudi 26 février 2015

J'ai commencé à consommer bien innocement

Bien cher journal

Je me souviens du jour, où, une personne m'a offert cette première consommation.

J'y ai gouté, bien innocement. Je me pensais forte devant cette chose si anodine. Je me rends bien compte que l'ennemi est de taille. Je ne pense qu'à recommencer à en prendre.

C'est dans ma tête, je dois me concentrer pour éviter de reconsommer.

C'est plus fort que moi. 

J'adore les Skittels, ces bonbons si sucrés. 

Faut pas y gouter!

XXX Matante Bizzz

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mercredi 25 février 2015

Confidences de regret

Bien cher journal

Je me réveille dans la vie, la cinquantaine arrivant, et malgré mon handicap physique, je regrette de ne pas m'être rendue technitienne infirmière diplomée. 

27 ans plus  tard, je regrette. Avant, je n'avais jamais regretté d'avoir échoué volontairement à ma dernière session d'étude.

Je t'explique ma démarche, bien cher journal

Très jeune, j'ai eu à faire face à une dynamique familiale particulière. J'avais un grand frère déficient intellectuel. Je me souviens d'avoir eu une poupée avec un oeil arraché, la face poquée, les cheveux rêches. J'aimais cette poupée, même si, habituellement, j'aime la beauté. Mais cette poupée-là avait un charme spécifique, elle me calmait.  C'est fou, hein? Je sais!  Toujours est-il que je me souviens d'avoir environ 7-8 ans, je vais voir ma mère lui disant que puisqu'elle est handicapée «on doit l'aimer plus, hein maman?» Et maman bien occupée me répondait un vague «oui oui».

Très jeune, j'ai senti que je devais m'occuper de mon grand frère. Je ne veux pas faire la victime, j'en parle tout simplement, pour remettre de l'ordre dans ma tête.  

Très jeune, j'écoutais une émission «Médecin d'aujourd'hui». J'étais en amour avec Dr Gannon! En amour... Quand on dit en amour! Je rêvais d'être son infirmière.  Pour toutes ces raisons, je voulais devenir infirmière. Ce ne sont pas de bonnes raison, je sais, mais quand on veut mettre de l'ordre dans sa tête, on doit mettre à nu tout ce qui nous monte en tête, on se doit bien ça!

Alors, je grandis et pense que je ne pourrai jamais atteindre mon rêve de devenir infirmière. Je prends une année sabatique. Je m'inscris dans le monde inatteignable de la techniques infirmières. Je suis reçue.

Je me souviens d'avoir pleuré longtemps, n'y croyant pas. Et pourtant, j'étudie dans cette grande ville où je me sens trop inadaptée, je dois comprendre comment on vit parmi ces immeubles trop rapprochés. Moi qui vient d'une toute petite municpalité, je me sens seule. Mais je réussis. Je traverse tant bien que mal à faire mes stages, mes études et je me sens si privilégiée d'avoir été acceptée comme étudiante infirmière... Je fais mes 3 années. Mais, dès la première année, je ne me sens pas à ma place, je me sens malheureuse. Pourquoi au juste? Je n'arrive pas à saisir le pourquoi.  Je me dis que lorsque je serai infirmière, je travaillerai en psychiatrie ou auprès des mourants. À cette époque, il y a 30 ans, les soins palliatifs débutent. 

Pendant mon stage en chirurgie, je capote bin raide! J'adore!  Mais pour avoir un poste dans ce domaine, je dois travailler 15 ans sur les étages pour pouvoir avoir assez d'ancienneté pour postuler. Je n'aurai pas la capacité d'attendre aussi longtemps.  Je décide alors, de me saboter. D'échouer volontairement afin de ne pas avoir mon diplome d'infirmière. Oui, j'ai étudié très fort, longtemps pour en arriver à cet échec. Je me souviens, c'était mon travail de session en psychiatrie. Je l'avais fait, je l'ai retenu chez moi. Je me souviens d'avoir eu un prof super gentille (qui avait travaillé comme infirmière pour mon oncle médecin) qui m'avait donné tout l'été pour faire mon travail. J'avais jusqu'au 2 septembre pour remettre mon travail de session.  Je ne l'ai jamais remis. Je n'ai donc pas eu mon diplome ni passé mon examen à l'ordre. Pour moi, c'était clair: je devais ne pas avoir la capacité d'être infirmière parce que je sentais qu'il y aurait des tentatives de mes proches pour que je travaille comme infirmière. J'ai même eu un commentaire d'un homme qui m'a dit: «Si tu étais ma fille, je te donnerais une tape sur les fesses!»

Avec le temps, je n'ai jamais regretté d'avoir fait toutes ces études, mais encore moins regretté de ne pas avoir été infirmière. Je sais que je n'aurais pas été capable. J'ai payé mes études pendant plusieurs années. Mais je me suis juré que je serais là pour mes proches. Et à date, promesse tenue! 

Comment se fait-il que je me sente inapte dans ma vie? J'ai toujours cette sensation d'être inapte.  D'être incapable. De me penser capable et de me faire découvrir comme un faussaire. 

Aujourd'hui, je sais que j'aurais une place, ma place dans ce monde dans un domaine autre qu'en hopital.

Tout ce long chemin pour voir ma route.

Sabotage? Peut-être!

Posté par soyonsserieux à 08:04:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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