soyons sérieux, parlons du péteux!

mardi 20 janvier 2015

Le parfait catch 22

Bien cher journal

Damn if you do, damn if you don't!  Qu'on fasse quoi que ce soit, on est pris au piège. Une femme, au Québec, a tué ses 3 enfants. Elle était dépressive et a été emprisonnée. Son procès était sans cesse retardé. Elle était en prison et a été evaluée dans un centre psychiatrique. Or, elle a cessé de se nourrir. Et, si on cesse de manger, on meurt.  Elle voulait retrouver ses enfants. Elle est morte de faim. 

Son avocat a vu à ce que son désir soit réalisé. 

Ça nous place dans un drôle d'état. Si cette femme était saine d'esprit, elle pouvait cesser de manger, elle pouvait se suicider. Si elle n'avait pas sa capcacité de jugement, après son procès, elle n'aurait pas été emprisonnée pour le meurtre de ses enfants. 

Comme elle n'avait pas de maladie mentale, elle était saine d'esprit, c'est binaire comme réflexion. 

Alors, on a soit une femme saine d'esprit qui serait emprisonnée pour le meurtre de ses enfants, soit une femme atteinte de maladie mentale qui serait libre. 

Si elle n'avait pas sa capacité de jugement, on l'aurait forcé à manger. Par la suite, on n'aurait pas pu dire qu'elle avait sa capacité de jugement à son procès. 

Elle est morte de faim. J'ai honte de notre psychiatrie. 

Mais ce qui est grandiose dans cette histoire, c'est qu'une personne saine d'esprit puisse se suicider. 

Avant, il me semble que tous les psychiatres et les psychologues s'entendaient pour dire qu'un suicidaire était automatiquement atteint d'une maladie mentale.

Je ne verrai plus le suicide de la même manière.

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jeudi 15 janvier 2015

pire que pire!

Bien cher journal

Je discutais avec une amie. Son meilleur copain s'est suicidé il y a des années. Et comme si je ne connaissais pas la douleur qu'un tel geste laisse dans le coeur des autres, elle me dit qu'elle est bien d'accord avec le slogan «le suicide n'est pas une option». 

Elle m'explique qu'elle est d'accord avec l'Association québécoise de prévention du suicide (AQPS).

Que le suicide n'est pas une option, que ce n'est pas un choix, ni une décision, que la vie n'est qu'une souffrance insupportable, un point c'est tout! 

Moi qui suis contre l'impulsivité du geste qui met fin à la vie, je suis horrifiée de voir cette amie qui se sent en accord avec l'Association Québecoise de Prévention du Suicide. En fait, qu'elle se sente en accord avec ce qu'elle imagine que l'AQPS dit, est une chose, mais, si l'AQPS dit ce slogan dans ce sens, je suis horrifiée.

C'est comme si le suicide était une fatalité. Un acte qu'on finit par faire, inéluctablement. 

Je me pensais négative, je me rends compte que SI et seulement SI l'AQPS dit ce slogan dans ce sens, c'est encore pire que ma mentalité. 

C'est comme aller dans des soins palliatifs et dire aux gens qui y sont: «Ici, la mort n'est pas une option.» Qui le sait? Les miracles arrivent parfois. Pourquoi être fataliste à ce point?

Moi qui pensais que le slogan «La mort n'est pas une option» voulait dire que ce n'était pas une voie valable pour régler un problème, en l'occurance, ton problème!

Et là, j'en ai manqué un bout, il semblerait que le sens soit tout autre! Que ce soit tellement une fatalité, une voie sans option, que les gens qui pensent au suicide s'en vont direct dans cette voie sans aucun autre choix.

Si c'est le sens réel de leur slogan, ils sont encore pire que moi!

J'ai trouvé 2 liens pour savoir les salaires des organismes de bienfaisance.

Les liens fontionneront si ils sont copié-collé dans la barre de recherche.

 

1)   http://www.cra-arc.gc.ca/chrts-gvng/lstngs/menu-fra.html 

et dans la barre de recherche, on écrit suicide

2)  http://www.cra-arc.gc.ca/ebci/haip/srch/basicsearchresult-fra.action?k=suicide&s=registered&p=1&b=true  

XXX Affectueusement, Matante Bizzz

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mercredi 14 janvier 2015

un slogan pour rester en vie

Bien cher journal

La semaine contre le suicide s'en vient. Du 1ier Février au 7, nous aurons droit à des types qui sont payés pour nous dire  que nous sommes précieux pour nos entourages, que «T'es important pour nous.  Le suicide n'est pas une option».

1) T'es important pour nous... qui est le «nous»? Un «nous» inclusif???  C'est qui le «Nous» au juste? Est-ce ceux qui sont payés qui trouvent ceux qui sont désespérés importants? ... Pas «T'es important pour quelqu'un»!  Pas «T'es important d'être en vie, ta vie vaut beaucoup»!

Non, «T'es important pour nous»! 

2) «Le suicide n'est pas une option»!  Vous vous prenez pour qui de dire aux autres que le suicide n'est pas une option??? 

Tant mieux si quelques personnes prennent ce slogan comme une bouée de sauvetage. Tant mieux si quelques personnes se rattachent à l'idée que le suicide n'est pas une option... Mais pour les gens qui n'ont que l'idée d'en finir, que l'idée de la mort les apaise, pourriez-vous garder vos idéaux pour vous?

Je ne comprends pas qu'on puisse payer pour se faire dire des laïus aussi insignifiants. 

Ce n'est sûrement pas ce genre de slogan qui va m'empêcher de mettre fin à mes jours.  Et encore moins  CE  slogan! 

Parce que, pour moi, me faire dire que ce n'est pas une option alors que  justement  l'idée de mettre fin à mes jours m'est très valable comme option, me choque. Je méprise les gens qui ont besoin de diriger les autres, et, si ils sont trop payés, mon mépris est d'autant plus grand.  

J'ai écrit à un organisme pour leur dire ce que j'en pensais. Je leur ai écrit: «... J'aurais deux suggestions de slogan

1) Avant de mourir, donne-toi une chance de te sentir en Vie;
appelle-nous!

2) Donne-toi une chance de te sentir en Vie; appelle-nous! »

Le suicide, pour moi, est une option très valable. Et, je sais, je vais me faire des ennemis, pour moi, le suicide-assisté pour cause médicale est autant un suicide qu'un suicide pour cause psychologique. Il se peut que la souffrance psychologique soit cuisante au point d'un non retour. Qui sommes-nous pour juger de ce genre de douleur?

Et je sais, que physiquement, la douleur ne se contrôle pas toujours.  Et même quand elle se contrôle, doit-on la subir pour autant? Doit-on rester en vie? Elle est là, la question:  doit-on rester en vie?

Je pense que non. En tout cas, pas pour moi. Pour moi, la vie est un privilège et j'ai droit de refuser ce privilège.  

L'idée de la mort m'apaise. Tout comme celui qui demande assistance pour son suicide, ne s'oblige pas à mettre sa demande en route pour autant. Mais il semble qu'il soit apaisé quand il reçoit ce droit. 

Je veux être claire. L'idée de la mort m'apaise. Mais quiconque voudrait m'achever risquerait d'être tué par moi. Parce que me faire assassiner me ferait sortir de mes gonds. Je veux une mort quand je le désirerai et je la veux tranquille. 

Oui, j'ai mon plan. Oui,  je sais qu'un jour je mettrai fin à mes jours. 

Et ceux qui me disent que le suicide n'est pas une option: allez donc vous faire fouttre!  Vous ferez bien ce que vous voudrez pour vous-même!

XXX Matante

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mardi 6 janvier 2015

souffrance

Bien cher journal

Mes petits-neveux commencent à venir au monde. Quelle souffrance pour moi de ne pas être capable de les prendre dans mes bras. Au jour de l'an, un bébé tout neuf était à la maison. Moi qui a voulu prendre dans mes bras chacun de mes neveux, j'en suis réduite à ne plus être capable de regarder un bébé dans mes bras. Ce geste si précieux me manque. C'est inexplicable, viscéral. 

Je me suis demandé si cette souffrance était pire que celle qui m'est infligée physiquement. Je me suis répondu que, oui, c'était pire... Et par la suite, je me suis dit que je devais être assez bien pour me répondre cela car souffrir physiquement est horrible. 

Souffrance pour souffrance... dois-je y voir une différence?

Bon chemin, mes biens chers petits-neveux. Je vous aime pour toujours. XXX
Matante Bizzz

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mercredi 31 décembre 2014

Végétalien, mais diamanté

Bien cher journal

Je regarde le journal ce matin, j'y vois une grande annonce de diamant. J'envie. Je rêve. Je souhaite. Je désire.

Et je résisterai.

Et à bien y penser, je me remémore un film vrai, les diamants de sang avec Léonardo DiCaprio.

C'est un film qui raconte comment «blanchir» les diamants puisés dans les mines de diamants au détriments d'esclaves qui sont tués dès qu'ils ne font plus l'affaire.

Et je vois nos végétaliens québecois qui disent que manger de la viande est un meurtre.

Jusqu'à là,  je respecte. Bien que j'aille gagné ma vie comme productrice de porcs, je respecte ceux qui pensent que manger de la viande est cruel, mais dès que ceux qui s'indignent du carnivorisme des autres portent des diamants, c'est moi qui suis offusquée et ils n'ont plus de crédiblité pour moi.

Peine perdue!

On me dira que ce sont des diamants qui sont propres, on regarde bien comment on veut voir la chose!, mais juste d'avoir des diamants est trop proche de l'assassinat de gens.

Je ne sais pas qui est plus cruel: celui qui mange de la viande ou celui qui porte des diamants.

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vendredi 12 décembre 2014

Je leur dis bravo!

Bien cher journal

 

Sortons notre carnet de chèque, ça va nous couter cher!

 

Mais c'est pour une bonne cause.

 

Notre nouveau ministre de l'éducation vient tout juste de confirmer aux écoles juives qu'elles auront droit d'enseigner la religion dans les écoles, les parents veilleront à l'instruction chez eux.

 

Des juifs, qui ont de la difficulté à trouver des emplois convenables parce qu'ils ont appris la religion à l'école et ont de la difficulté à  lire... 

 

Alors, ces courageux adultes poursuivent le gouvernement du Québec ainsi que la DPJ  pour 1.2 milions en compensation.

 

Bravo!

Et BRAVO de poursuivre le gouvernement et la DPJ. Vous frappez à la bonne porte. 

 

Je suis fière de vous, ça va nous couter cher, mais on va enfin se réveiller.

 

Dire que le ministre de l'éducation vient de confirmer le droit aux écoles d'enseigner la religion à l'école, laissant aux parents la responsabilité d'enseigner... 

 

Bon courage messieurs! Je vous souhaite de gagner haut la main. 

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L'impuissance fait dire des niaiseries

Bien cher journal

 

L'impuissance fait dire des niaiseries. Je le savais, mais là, j'en ai eu confirmation.

 

Je rencontre une personne que je connais depuis des lunes, une personne que j'aime bien, mais que je vois rarement.  On se voit, elle me reconnait, me demande comment je vais. Je lui dis que j'ai un gros mal de dos.

 

Et là, sans une ni deux, elle me dit que si j'ai mal au dos, c'est que «j'en ai trop sur le dos». Mon corps me parle...

 

Et là, par souvenir d'une longue amitié, je regarde cette personne et lui donne le droit d'être imbécile. Et je souris d'un sourire large.

 

Mais cette personne continuait, en rajoutait.  Je conservais mon large sourire, donnant le droit le plus stricte d'être imbécile à l'état pur.

 

 

On se donne une bise, une accolade, on se quitte.

 

À mon retour, j'ai compris que lorsqu'on a trop de difficulté à voir l'autre souffrir, qu'on veut le reconforter, on se doit d'avoir une réponse. 

 

On cherche une raison parce que l'Univers ne fait rien arriver pour rien...

 

Alors on se tricote une raison.

 

Même si cette raison est une niaiserie. 

 

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Ah! Ces impulsions au cerveau

Bien cher journal

C'est sans censure que je me dois de t'écrire ces mots impudents.  Il y a 20 ans, j'ai eu une hernie discale lombaire.  Que de douleur!  Il est difficile de croire qu'autant de douleur puisse aller dans cette si petite boite cranienne.  J'ai souffert comme c'est pas possible!  

Toujours est-il que j'ai été alitée pendant 10 jours, incapable de faire un pas plus grand que 10 cm. Pour aller aux toilettes, très compliqué: je barrais à moitié chemin entre la station debout et assise. 

Pendant ce temps, que de mieux que de se jouer sur mes parties intimes. Je m'accuse de l'avoir fait 10 fois par jour, pendant 10 jours, mon père! 

Pendant ces sublimes secondes, un grand choc électric envahissait merveilleusement mon cerveau. ... Sublime!

J'oubliais!

Tu vas me dire: «Mais pourquoi me parles-tu de ces moments si intimes?»

Et je te répondrai que la boucle s'est bouclée. 

Après mon opération lombaire, incapable de ressentir quoi que ce soit dans «mon bas ventre»,  j'ai connu le désespoir de perdre ma capacité à jouir.  Pendant 6 mois, j'ai fait des exercices pour retrouver, ne serait-ce qu'un peu de sensation. 

Je suis encore incapable de jouir. Mais je ressens beaucoup... Jusqu'au jour, où, j'ai reçu une piqure de cortisone lombaire. 

Oufff

Cette piqure m'a fait du bien.  L'anesthésiant m'a soulagé la douleur à ma jambe. Mais depuis quelques jours, j'ai des chocs électrics à mon clitoris. J'aimais ce genre de chocs électrics pendant la jouissance, mais je trouve que cette même sensation est horrible quand elle arrive n'importe quand.

Énervant et agressant.  Et pourtant j'aurais fait n'importe quoi pour retrouver cette sensation et maintenant que je l'ai retrouvée et je n'en veux plus.

J'en comprends la relativité d'une sensation.  

Je ne sais pas si je dois en parler à mon médecin. 

Tordue!

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dimanche 16 novembre 2014

rédemption ou culpabilisation

Bien cher journal

J'ai entendu une phrase qui m'a interpellée. 

Mon conjoint, cet homme si merveilleux, redoute quand je lui fais des excuses. Il me regarde comme si mon excuse était un préalable à une insulte. Et il a raison. J'aime être au-dessus de mes affaires. J'aime être celle qui est sur un podium. Celle qui est inateignable. Celle qui est parfaite donc irréprochable. Alors j'ai développé un genre d'excuse qui est à double intention: l'insulte déguisée en excuse.

Alors quand j'en vois, je sais de quelle nature il s'agit.

Et là, j'ai bien compris le contexte. Il s'agissait d'une insulte recouverte d'un supposé compliment.

J'étais dans un café. Seule, j'écoutais mes voisines. Elles se parlaient de leur enfance respectives. 

Une de ces femmes racontait à quel point son père était un homme platte à vivre. Mettons qu'il lui en faisait voir de toutes les couleurs. Elle disait qu'un jour, quand elle était adulte, son père l'a prise par les épaules en lui disant qu'elle avait «les épaules trop petites» pour vivre ce qu'elle a vécu. 

Et je pense que la dame qui racontait ça avait comme perception que c'était un genre d'excuse que son père lui donnait.

Comme je ne mêle pas de mes affaires, je fais ni une ni deux, je me joins à la discussion.

Je me permets de donner ma vision de la chose.

Et je demande si la femme avait déjà contemplé l'alternative que ce genre d'excuse se voulait plutôt un genre de culpabilisation.

Était-ce parce que le père voulait s'excuser ou était-ce parce que la problématique était que la fillette avait «justement»  «les épaules trop petites»?  Ce n'est pas la même signifiaction!

C'est comme si le père disait: «Ce n'est pas moi qui t'ai fait endurer des trucs, c'est toi qui n'était pas capable d'en prendre».

Et la dame m'a dit qu'elle n'avait jamais vu ce commentaire de cette manière. 

Comme je suis une championne dans ce genre d'excuse, je sais les reconnaitre.

Je sais, que sous une forme de rédemption se cachait une réelle culpabilisation.

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désir incompréhensible

Bien cher journal

Plus ça va, plus ça rempire. Je désire sexuellement «un» (boff quelques uns) hommes. Pas que je sois mal avec mon conjoint, je veux plus comme si le sexe était rendu un bar ouvert avec un buffet à volonté où l'on peut manger n'importe quoi.  Je me retiens à deux mains. Je ne veux pas être physiquement infidèle. 

Mais il y a un (deux...) types qui me taraudent. Et ceux-là, je ne veux pas que mon désir s'estompe. 

Il y en a un dont la fougue m'excite. Je sais qu'il est heureux en ménage. Je sais qu'il aime sa femme et ses enfants. Me placer entre lui et sa femme ne me donnerait que tristesse. 

J'imagine que s'il ne me désire pas, j'en serais peinée et blessée. J'imagine que s'il me désire, je ne ferais que détruire ce qui allait bien et je serais en pleine culpabilité. 

Mais sa fougue, son énergie, ses bras, son physique me fait un effet terrible. Juste penser à lui, je suis en trance. Je voudrais vivre ce genre d'échange avec lui, pas avec un autre.

Que je suis pathétique!

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