soyons sérieux, parlons du péteux!

dimanche 31 août 2014

tout est relatif

Bien cher journal

Cette semaine, j'ai dû relativiser ma vie. Moi qui avait un projet de retourner aux études, je suis presque déclarée invalide. J'exagère à peine. Mais j'exagère! 

Toujours est-il que j'espérais une autre opération. En fait, j'en voulais 3: tunnel carpien, laminectomie lombaire et laminectomie cervicale. Tout ça pour réussir à retrouver mes bras et ma jambe. Mais hélas, mon super neurochirurgien n'a pas trouvé de méthode qui aurait pu m'améliorer. Je suis sortie déçue, avec le plus grand sourire aux lèvres. En revenant, je me suis dit que ma vie était foutue, finie, que je ne valais plus la peine de rester en vie pour des pécadilles. 

Tout comme lorsque j'ai appris que j'étais rendue diabétique, je me suis effondrée. Encore une diminution de mon petit moi-même! Encore des restrictions!

Mais là, c'était mon futur projet qui s'évanouissait. 

Et j'ai dû philosopher. Me dire que je me fais vivre depuis si longtemps, et qu'au fond, rien n'avait vraiment changé, sauf que j'ai connu une bulle de rêve. Un bulle, où, j'ai pu penser que j'étais autre chose qu'une limace qui se fait vivre. Une bulle où j'ai pu fantasmer sur ma capacité à retourner sur le marché du travail. J'avais un but bien précis en faisant tout cela, c'est ma zone secrète. c'est une zone que je partage seulement avec mes bons amis, ceux en qui j'ai confiance... Même toi, bien cher journal, tu n'es pas digne de la confidence que je leur fais. J'en suis désolée. 

J'ai dû me résoudre à penser que je n'étais pas pire qu'avant mon opération. En fait, il est injuste de penser cela car je vais 1000 fois mieux depuis que je suis opérée. Il y a si longtemps que je n'ai pas eu cette énergie de vie. J'ai plein de bonnes amies qui ne m'ont jamais connue avant mon mal de dos, pour elles, je suis une nouvelle femme.


Et je le suis!

Je suis moi-même, format mature. 

Tout est relatif.

Il y a eu tant de moments, où, j'espérais être atteinte d'un cancer pour que ma vie finisse! Je sais, c'est horrible à croire, mais c'est ainsi! 

Tout est relatif. Je souhaitais ce cancer pour en finir avec la vie par obligation alors que je peux en finir quand je veux par décision. Je me trouve poche d'avoir pensé ainsi. C'est comme si j'escamotais des vies qui ne demandaient qu'à rester. 

Tout est relatif.

Je suis en vie. Je me faisais vivre, je me fais vivre, rien n'a changé. Pourquoi voudrais-je mourir pour si peu?

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Ma méthode de relaxation

Bien cher journal

J'aimerais te partager  ma méthode de relaxation. Celle qui me fait du bien, celle qui me donne un espace-temps hors du monde réel. 

Au début, j'ai lu sur l'EFT et sur la sophrologie comme le disait Messmer, notre hypnotiseur du Québec. En gros, ça disait qu'on devait penser au calme en se tapottant à des places précises. Je me souviens qu'il y avait entre le pouce et l'index, à la base du poignet, un peu au-dessus du nez un peu au-dessus des sourcils, sur la base des clavicules... Le tout se devait être pratiqué en s'imaginant respirer par les pieds. 

Cette méthode, je l'ai aimée. J'inspire le calme, j'expire le calme, le calme est en moi, le calme est autour de moi.  Je me dis cela en prenant des respirations profondes. Et par la suite, je recommence en me touchant au points que j'ai nommés. Pour finir, j'imagine que j'ai une corde entre les pouces et les index. Je l'étire et ça me donne le signal de repos.

Ça m'a pris un certain temps pour apprivoiser cette méthode. Et, je la trouve bonne.

Une fois, j'étais chez mon orthothérapeute. Ciel que son massage me faisait mal! Je n'avais juste plus la capacité de sentir toute cette douleur. 

Comme j'avais vu son extraordinaire chat juste avant la séance, que je l'avais flatté et trouvé si beau, je l'ai imaginé avec moi. Mon set-up d'image était des fonds marins: plein de coraux de toutes les couleurs, des poissons magnifiques, que du beau! 

Et là, j'ai intégré ce chat avec moi dans l'eau. Je l'imaginais avec un tuba, des lunettes de plongée, un petit bikini... Et je voyais ses yeux devenir tout ronds quand il a vu les petits poissons clowns qui allaient et venaient dans les coraux. 

La seule idée de voir la surprise de ce chat m'apaisait. J'ai compris qu'il était possible de voir ce qui est impossible.

Alors, pendant un bon bout de temps, pour me détendre, j'imaginais cette scène.

Un bon jour, j'ai changé de set-up. 

Je m'imagine avec un homme que je désire sexuellement. Il a fait chaud toute la journée, une de ces journées où la chaleur est collante et épuisante.  Nous sommes presque rendu au soir, juste après la rosée qui fait tant de bien. Le soleil se couche dans des teintes de rose-orangé. Je suis dans une prairie avec celui que je désire. Tout lentement, je le déshabille, il me déshabille. Mes lèvres se collent aux siennes, nos langues se rencontrent, dansent ensemble, s'échangent leurs fluides. Tout lentement, nos corps se touchent, s'embrassent, se goutent. Tout est lent. Tout est volupté. Ça n'a pas de fin. L'herbe raffraichit et contraste avec la chaleur qu'on s'échange. 

Cette méthode, je la vis à tous les jours. Le bien-être qu'elle me procure!


Ciel qu'il y a beaucoup d'hommes désirables!

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jeudi 28 août 2014

Ma colonne vertébrale


 

Bien cher journal

 

J'ai vu mon neurochirurgien... les nouvelles sont mauvaises.

 



Moi qui espérais me refaire opérer pour retrouver de la force dans mes
bras et dans ma jambe afin de retourner aux études en ostéopathie, je
dois me faire une raison. Il est vrai que je suis mieux, (mille fois
mieux) depuis l'opération, mais je ne vais pas assez bien pour aller
travailler. Mon neurochirurgien m'a dit que ma colonne est beaucoup plus
vieille que mon âge. Il a essayé de m'encourager en me disant que je
pouvait prendre ma vie comme si j'avais été un soldat qui revenait de
guerre et que j'avais comme bravoure, comme courage de vivre, reçu une
belle médaille.
Mais moi, je trouve que la vie est un grand privilège. Que le courage de
vivre n'existe pas. Pour moi, pour rester en vie, ça prend de l'espoir
et de l'intérêt....
Deux choses que je n'ai plus. En tout cas, pas ces temps-ci.

Mettons que présentement je gratte les fond de tiroirs pour trouver un

peu d'espoir.

En fait, je sais bien que je ne suis pas correcte dans ma pensée parce
que j'ai été des années à me faire vivre sans que ça me dérange trop. Et
voilà qu'en me faisant opérer, j'ai eu de l'espoir de retrouver une
utilité d'être en vie. 

Ceux qui ont vu le film «À l'ombre de Shawshank», ont surement réfléchi
quand Morgan Freeman se choque quand Tim Robin parle d'espoir. Je le
comprends de s'être choqué. 

En gros, je dois orienter ma réflexion sur ma capacité à me faire vivre,
comme avant d'avoir cet espoir en relativisant sur mon désir de
retourner à avoir une vie, à me sentir en vie. 

Je vais surement en sortir plus forte.

 

 

J'ai relu mon testament... non, je ne me suicide pas aujourd'hui. Je suis contre l'impulsivité suicidaire.  C'est drôle, mon conjoint et moi avons fait notre testament notarié juste avant que je me cogne la tête en 2005. J'ai eu le coeur gros en voyant la date. Mon testament est correct. Encore à mon gout.

 

Un jour, en octobre 2010, j'ai passé à la commission sur le suicide-assisté. J'avais commencé en disant: «Je n'ai pas de cancer, je n'ai pas de sclérose en plaques, mais j'ai mal au dos depuis 15 longues années...»

 

Et j'ai continué en disant que j'allais mettre un terme à ma vie précocément et fugitivement parce que le suicide-assisté ne serait pas légal de mon vivant.

 

Ce jour s'en vient. Pas encore, je suis optimiste de nature. Pas encore, je veux donner mes choses de mon vivant. Pas encore, je veux que la maison soit dégagée de mes choses. Pas encore, au cas où un miracle arriverait.

 

Pas encore.

 

Je ne le fais ni par vengeance, ni par révolte. Je le ferai parce que lorsqu'on arrive au bout de sa vie, à quoi peut bien servir d'allonger les choses? J'ai été présente pour les autres, si les autres n'ont pas voulu en savoir plus sur moi, je n'y peut rien.

 

J'ai fait ce blog dans l'espoir que mes neveux me connaissent. Si ils ne lisent pas ce qui m'habite, je n'y peut rien.

 

Quand mon frère est mort, il y a déjà quelques années, j'ai rencontré un frère que je ne connaissais pas. Les éloges de ses amis m'ont fait connaitre un type sous un jour différent. Et pourtant, je le voyais à tous les jours!

 

Je me suis dit que ça n'arriverait plus, que je voulais connaitre mes frères et soeurs... Mais je n'y peut rien si ils ont besoin d'une coquille qui les cache de moi.

 

J'aurai fait mon possible. 

 

 

 

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dimanche 17 août 2014

Robin William

Bien cher journal

Un acteur bien connu, Robin William s'est pendu la semaine passée.

On cherche des coupables, un coupable... peut-être est-ce lui-même qui n'a pas été chercher de l'aide???

Si tu veux mon opinion, bien cher journal, la vie, on la termine de son propre chef ou par déchéance. Quelques chanceux feront une crise du coeur dans leur sommeil sans souffrir.

Pour ma part, je comprends Robin William. Il avait peut-être fait le tour du jardin.

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confession

Bien cher journal

J'ai une confession à faire, à me faire.  C'est une caractéristique chez moi qui est très développée. Je ne me mêle pas de mes affaires.

C'est comme ça! Quelqu'un est inquiet? Je cherche à savoir la raison profonde du pourquoi. Quelqu'un est triste? Je cherche, je questionne, j'agis...

On m'a reproché ce trait et j'en suis peinée.

Pas que je sois en colère contre la personne qui a eu la vérité de me le dire, je suis triste parce que c'est mon identité profonde qui est ébranlée.

Je ne peux me changer. 

J'accepte que ce trait de caractère soit indisposant pour les autres. 

Je ne peux que me retirer de la vie de ceux à qui ça dérange.

XXX
Matante Bizzz

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mardi 22 juillet 2014

la douleur, ce drôle de concept pas trop rigolo

Bien cher journal

 

La douleur... je suis douillette, plaignarde et sensible à la douleur. Pour moi, la douleur, c'était un nez cassé déplacé... Ouille! Ça ça m'avait fait mal!

La douleur, c'est une hernie discale... Ouille! Ça ça m'avait fait mal!

 

J'avais des chocs électrics (comme lorsqu'on se cogne le coudre sur un coin de table ou de chaise) pendant des années et jamais je n'aurais pensé placer cet état dans la douleur!

 

Je me rends compte que cet état EST de la douleur car depuis que j'ai été opérée aux vertèbres cervicales, je n'ai plus de chocs électrics et je suis de bonne humeur.

 

En fait, depuis que je suis sortie de la salle de réveil, je n'ai que ris et ça n'a plus cessé. 

 

Je vois bien toute l'énergie que j'ai dû sacrifier pour passer à travers toute cette douleur.

 

Je n'ai plus de chocs électrics, mais j'ai la sensation d'avoir un coup de poing dans le ventre sauf que c'est dans les bras. Si je persévère dans mes mouvements, c'est comme un mal de dent.

 

Je n'ose placer cette sensation dans la douleur car je trouve que c'est trop douillet à mon gout, mais je dois le faire dans mon intérêt.  Ça fait parti de la douleur. 

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En attente d'un miracle

Bien cher journal

Depuis que j'ai été opérée par un super neurochirurgien, je vais mille fois mieux! Ce type m'a redonné vie.  Rien de moins! Quand je le rencontre, je ne cesse de lui dire qu'il m'a donné bien plus qu'une magnifique chirurgie. Je ne lui en dis pas plus, mais je pense à tant de choses que j'ai reçues grâce à cette chirurgie.

J'ai reçu la VIE rien de moins! Depuis tant d'années, prisonnière de mon corps, dans ma tombe, j'avais perdu tout espoir de revivre. Je me rends compte que j'ai une grande force de caractère. 

Mais, avec cet espoir de retourner sur le marché du travail, je me rends compte que je n'y arrive tout simplement pas.

Je revois mon super neurochirurgien bientôt. J'espère qu'il va me réopérer. Je veux retourner aux études et gagner de l'argent en travaillant dans quelque chose où je pourrai m'épanouir.

J'ai une belle vie. Un super chum trop parfait pour moi... Comment fait-il pour m'endurer après toutes ces années ensemble?

J'aime les hommes, je suis fidèle et je mérite une médaille pour cela! Moi, je n'ai pas la fidélité dans le sang! Je rencontre des hommes époustouflants. Que se passe-t-il pour que tant d'hommes soient célibataires? Il y en a tant qui sont de vraies perles!

Au fait, parlant de perles, j'ai rencontré une ostéopathe. Une vraie perle, que dis-je? Une vraie soie, de l'or à l'état pur, un diamant raffiné, une femme, en plus! moi qui les trouve trop compliquées dans bien des occasions.

Ma super ostéopathe, je l'aime bien fort. Elle est simple et avec elle, je ne me sens pas menacée. Elle me fait réfléchir sans vouloir faire la psychologue. J'aimerais qu'on devienne amie. Elle me réconcilie avec le genre féminin. J'en ai les yeux plein d'eau! J'espère qu'elle sera un mentor pour bien des femmes. C'est mon bien cher Jean-François Harvey qui me l'a suggérée. Et elle, elle a accepté de me prendre comme cliente. Merci grand comme le ciel, grand comme les étoiles à Jean-François et à toi, ma bien chère ostéopathe! :)

Je l'aime pour toujours. Comme j'aime beaucoup de mes amies. Je sais que jamais je ne voudrai la coincer comme je le fais avec ceux dont j'éprouve de l'hostilité.

Toujours est-il, bien cher journal, que j'envoie ma demande de miracle dans le ciel:

Je veux retrouver ma capacité physique pour devenir ostéopathe. Moi qui ne voulais pas de retraite, j'ai été prisonnière de mon corps pendant près de 10 ans. J'ai des ailes, je veux maintenant qu'elles puissent s'envoler. Je veux étudier sans me soucier de l'argent. 

Voilà, je fais ma demande et je la place dans une montgolfière... Vole dans les cieux, bien chère montgolfière, va rejoindre les étoiles et reviens-moi avec ma bénédiction! 

Affectueusement, Matante Bizzz

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mercredi 25 juin 2014

Ça dépend-tu de c'est qui qui le dis?

Bien cher journal

Il m'arrive d'entendre une chose dite par quelqu'un d'aimé par un large public. Et cette chose passe comme du beurre dans la poêle. 

Si cette même chose est dite par quelqu'un de détesté, ce commentaire sera discrédité par toute sorte de commentaires.

Voici un exemple frappant:

Un groupe de féministe commande une étude à savoir qui fait les tâches ménagères dans un couple. La palme d'or revient à la femme qui fait 85% des tâches et l'homme en fait 15%.

On crie à l'injustice, à la victimisation et on remercie ce groupe de féminisme pour cette étude et pour décrier une évidence encore vécue en 2014....

Un politicien d'un parti détesté fait un commentaire pour dire que les femmes arrivent au travail en ayant déjà presque une journée de tâches ménagères de faites à la maison, me croirais-tu, bien cher journal, si on traitait cet homme de sexiste! 

Hahahaha je n'en reviens pas! Juste pas! Comment peut-on en arriver à prendre un même commentaire et à le détester quand ça vient de quelqu'un qu'on n'aime pas? 

Ça me dépasse....

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C'est parce que tu as peur...

Bien cher journal

J'ai peur des chiens, de certains chiens. J'ai peur des gros chiens. Et j'imagine que je dois sentir un genre d'hormone spéciale car les chiens doux deviennent grognants quand je suis là. 

Je sais bien que le premier réflexe du propriétaire est de dire que le chien n'est pas mauvais, qu'il est tout doux, qu'il n'y a pas de danger... Et qu'ils ne comprennent pas pourquoi le chien grogne présentement. 

Et là, les propriétaires disent tous la même chose: «Vous savez, madame, c'est parce que vous avez peur que les chiens réagissent comme ça en votre présence. Si ils vous mordent, c'est qu'ils ressentent votre peur!»

Ah oui? C'est parce que j'ai peur que le chien réagit ainsi?

Ok! 

Or, si je suis responsable du grognage du chien, c'est qu'il est instable et dangeureux, il me semble que ça va de soi. Un chien pas méchant va comprendre la peur de l'autre, au pire regarder la personne, lever la tête et se recoucher en se demandant ce qui peut bien faire peur. 

Mais si je transpose ce genre de mentalité à un comportement humain, ça voudrait dire que si je fais peur à quelqu'un et que je sente sa peur, ça m'autoriserait à lui faire mal?

J'imagine une scène d'un type qui, arme à feu au poing, crinque son gun parce que l'autre a la trouille! Et il me semble que le type dirait pour sa défense qu'il a crinqué son gun PARCE QUE l'autre avait peur.... 

Ce type irait direct en prison... mais, pour un chien et son propriétaire, on accepte!  Non seulement on accepte, on propage afin de discréditer celui qui a peur pour accuser la victime. 

Je dis que ça suffit!

Pour ma part, quand une personne me dit ce genre d'ineptie, je demande si ce serait acceptable qu'un type crinque son gun si vous vous avez peur des armes à feu. 

La personne devient désarçonnée et rit... je rajoute que j'aimerais bien savoir ce qui est drôle... ça tombe sous le sens, me dit-on... et moi, je cesse de parler, les cons ne comprendront rien, les intelligents n'ont pas besoin de plus de verbillage. 

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dimanche 15 juin 2014

honnête, rien de moins!

Bien cher journal

Une fois, j'écrivais au sujet d'un livre, tape-à-l'oeil, selon moi: «Les cinq plus grands regrets au moment de la mort», de Bronnie Ware.

 

J'avais des doutes sur ce livre: tant qu'à moi, ce sont des voeux pieux, des espérances envoyés dans les cieux... Oh! ce n'est pas que c'est mal, c'est que si ça s'appliquait, ça s'appliquerait pour de vrai. 

Et une fois, cette semaine, j'entends à la télévision une femme que j'admire pour son honnêteté et pour son parler. Une femme qui a traversé des épreuves de cancer et qui s'en sort bien: Johanne Fontaine. 

Pleine de vie, comme toujours, elle parlait de ce qui lui arrive, du «après maladie». Et elle a dit une chose qui me reste en tête car je trouve que c'est honnête et sincère: «C'était plus facile de vivre quand j'allais mourir que maintenant que je vis»

C'est exactement ce que je soupçonnais. 

Cette phrase dit tellement! Quand on est coincé dans un coin, en train de perdre vie, on réfléchie et voudrait changer notre vie, une sorte d'espoir, une sorte de prière, de volonté transformatrice, mais, dans le réel, ça tient rarement.

Quand on est soutenu par les autres, il est plus simple de penser qu'on pourrait faire autrement, mais quand on est dans le réel, c'est plus difficile et même parfois impossible. 

Bien des séparations se sont faites de cette manière: après une maladie, le conjoint prend le bord et ce n'est pas toujours dans le meilleur intérêt du convalescent. 

En tout cas, j'ai trouvé Johanne héroïne de la réflexion.

Je voulais qu'elle le sache!

Bien affectueusement, Matante Bizzz XXX

Posté par soyonsserieux à 08:16:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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