soyons sérieux, parlons du péteux!

vendredi 17 octobre 2014

Je suis une Cougar

Bien cher journal

Je vieillis, rien de moins! Comme tout le monde, sans exeption. Mais la tragédie, c'est que c'est moi qui vieilli, pas les autres. 

Et je me sens jeune par en-dedans. Jeune comme à mes 20 ans, expérience en plus, arthrose en plus. 

Toujours est-il qu'une de mes nièce sort avec un jeune homme, wo! Un vrai beau mâle à mon gout. J'achale souvent ce jeune homme-là en lui faisant des petite blagues à la «vieux-mononcle-cochon-qui-ne-sait-pas-parler-à-ses-nièces-jeunes-et-sexy-et-qui-passe-pour-un-espèce-de-salaud-à-fuir».

Et je vois ma nièce sans son conjoint. Et comme bien du monde, pour ne pas dire la majorité d'entre nous, il aime bien savoir qu'il est beau, mignon, désirable, mais que tout ça dépend de qui le dit! Il n'y a pas d'honneur à  se faire dire qu'on est beau par une personne qui est laide.

Et là, j'affirme que son conjoint est bien beau. Elle va lui dire. Et je rajoute qu'avoir 20 ans de moins, je ferais une compétition féroce pour faire de l'oeil à ce beau mâle. 

Rigolade

Et je rajoute que je suis une Cougar (femme qui sort avec des plus jeunes). Et je lâche un Roooarrrrr

Rigolade

Et je cherche une robe à motif léopard.

Je refuse de vieillir.  

Pathétique!

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Frippée pas botoxée

Bien cher journal

Je regarde la télé, j'y vois une actrice qui refuse de vieillir. Et son moyen pour ne pas vieillir est de se faire remonter le visage, remplir de collagène et de botox. Comment dire à ce genre de femmes qu'elle s'enlaidissent?  La peau frippe quand même, elle devient gonflée en y laissant des traces de fragilité, des traces d'amincissement.  En fait, ça ressemble, le bleu en moins, à un bon coup de poing sur la gueule.  C'est laid. Je n'arrive tout simplement pas à trouver quoi que ce soit de beau dans ce déni de vieillesse.

Et ça m'a fait souvenir un truc que j'ai fait il n'y a pas si longtemps: j'ai acheté ma première crème au collagène. Je vais dans une boutique de produits de beauté, je rencontre la vendeuse (jeune et bien faite, bien entendu!) qui me dit que la crème au collagène que je voudrais n'existe plus. 

«- Ouin mais moi, je veux un quelque chose au collagène, juste pour mettre autour de ma bouche... il me semble qu'elle flétrie...

- Vous savez, madame, que ce genre de crème-là ne donne rien? Que vous dépensez votre argent pour rien? Le saviez-vous?

-Ouin, mais regardez, ma bouche commence à avoir des petits creux, ma bouche sèche...

- Je vois que vous voulez ce genre de crème... elle contient de l'hydratant, ça va vous faire du bien...»

Et elle voyait bien que j'achèterais cette crème, au risque d'attendre qu'elle sacre son camps son chiffre terminé.  Je l'ai achetée en me disant que j'allais l'essayer, que sur moi, cette fabuleuse crème ferait des miracles...

Et le miracle a été le suivant: mes lèvres sont hydratées et j'accepte que ma peau vieillisse... M'enfin... ça reste à voir!

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samedi 4 octobre 2014

la honte du corps

Bien cher journal

J'aimerais te dire que j'aime mon corps, se serait faux, tu le sais bien!  Ais-je déjà aimé mon corps? Oui. Quand j'étais mince et musclée, les cheveux longs et roux flamboyants.  Ciel que j'étais belle! J'aimais les regards des hommes sur moi, me trouver comme un objet sexuel me plaisait bien. 

Jeune, je me trouvais mignonne. J'ignorais que j'avais déjà un surplus de poids. Bien que petite en grandeur, j'imaginais que je pouvais devenir mannequin si je le voulais. J'ai eu un réveil brutal quand j'ai su que je devais prendre quelques centimètres de plus en hauteur... C'était hors de mon contrôle. J'ai eu un grand choc. Mais je m'y suis faite. Je me trouvais mignone quand même. 

Ensuite, l'âge adulte. Grosse... J'ai suivi un régime aux protéines. J'avais maigri... Tout repris. J'ai suivi un autre régime, basé sur le guide alimentaire. Celui-là, oui, j'ai conservé mon poids. Jusqu'à ce que je tombe malade. Mal de dos.

Par la suite, je me suis fait opérer à la colonne. Après, je me suis mise à engraisser.  Quelques kilos, mais j'avais honte d'aller voir mon médecin, grosse comme une patate au four! Alors, je me disais que je perdrais bien ce poids et que par la suite, j'irais voir mon médecin. Or, je n'ai qu'engraissé. Jusqu'à ce que je me retrouve avec plusieurs kilos en trop. Et j'ai eu besoin d'un médecin.  Comme je n'avais pas été voir mon médecin depuis 10 ans, je l'ai perdu. En temps de pénurie, comment me retrouver un autre médecin.

Hypertension... On me refuse pour donner du sang.

Je cherche un doc. Pas moyen d'en trouver un... Finalement, par un grand hasard, j'en ai trouvé un.  Et là, j'ai su que j'étais malade. Non seulement je faisais de l'hypertension, je faisais aussi de l'hypothyroïdie, du cholestérol et maintenant du diabète. 

Tout ça pour dire que pour moi, avoir un corps a toujours été source de honte. Honte du sexe. De mon sexe. Honte d'avoir des besoins corporels. Mentruations, seins qui poussent, poils pubiens... Les hommes ne sont guerre mieux: pollutions noctures (non mais qui a trouvé CE terme???), mue de la voix...

Péter, roter, envie de pipi, de caca... gargouillis de ventre... J'ai toujours été mal à l'aise de ressentir toutes ces choses-là.  Toucher, le bien, le mal, être gênée de me faire toucher, être gênée de toucher... Et ma poitrine qui ne cesse de prendre de la place.

Et puis, je me suis fait opérer à nouveau il y a 1 an. Et là, c'est la transformation!  Je me sens en vie, je me réveille!

Et toute heureuse de me réveiller et de ressentir une nouvelle vie, je me vois encore plus grosse que jamais. Ma peau devient flasque, tombante.  J'ai encore honte. J'ai honte et j'ai de la peine. Peine à cause de moi, je n'ai pas eu la discipline de faire tout en mon possible pour garder ma forme.

Ça partira jamais, cette honte du corps?

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lundi 22 septembre 2014

Pleurer devant quelqu'un

Bien cher journal

En fin de semaine, pour une rare fois, j'ai pleuré devant une personne. Ça m'arrive rarement. Pas parce que je n'ai pas de difficulté à pleurer, mais j'ai peur que quelqu'un vienne me consoler en me prenant dans ses bras. Je déteste ça! Je déteste profondément que l'autre soit incapable de me laisser pleurer. Je sais bien, ce geste se veut un réconfort, mais moi, ça me prend l'espace de ma bulle. Me faire toucher n'est que pour certaines personnes. Et me faire toucher quand je suis vulnérable est encore pire. J'associe ce geste à profiter de l'autre et à incapacité de voir l'autre pleurer. Quand une personne voit quelqu'un pleurer, elle ne peut s'empêcher de faire un truc pour que ça cesse. Et pourtant, les pleurs sont un bien-être, une bénédiction. 

Une fois, je m'en souviens, j'étais devant une personne, je me mets à pleurer, et cette personne me prends dans ses bras, comprends-tu, et commence à me hocher d'un bord pis d'l'autre comme un balancier. J'en avais mal au dos tellement c'en était trop.  Après un geste de cette nature, je me retiens de pleurer devant du monde. Je préfère, et de loin, faire une crise du coeur que de me faire brasser par un imbécile incapable de laisser pleurer l'autre.

Quand je vois quelqu'un pleurer, je ne fais rien. J'attends. Peut-être suis-je insensible, mais j'aime mieux être insensible que d'être accapareuse.

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mardi 16 septembre 2014

Passer à côté de sa vie

Bien cher journal

Je lis présentement un livre sur l'ostéopathie. Je le recommande chaudement à tous! Il se nomme «L'énergie, l'émotion, la pensée au bout des doigts :au-delà de l'ostéopathie» d'Alain Cassourra.

Ce livre est un chef-d'oeuvre. Rien de moins! Ça parle d'ostéopathie globale avec ses surprises qui ne s'expliquent pas physiquement. 

Ce livre me fait pleurer. En fait, ce livre tombe à point après ma déception de ne pas me faire opérer une autre fois afin d'aller mieux. Je suis si déçue. Je veux aller aux études, malgré mon viel âge.  J'ai l'ostéopathie tatouée sur mon coeur, c'est viscéral.

Malgré mon viel âge, je veux retourner aux études. Mon conjoint que j'aime tant, me dit que j'ai un retour d'âge, que je veux faire ma jeune avec mes capacités de vieille. Il a raison. Je suis comme ces hommes, qui vieillissent et font leur vie avec une jeune pour se sentir jeune, laissant leur «vieille» toute seule. 

Mon conjoint sait que je désire d'autres hommes. ... Je dirais qu'il faut que la relation soit bonne pour pouvoir échanger là-dessus! Très peu de couples peuvent prétendrent échanger sur leurs fantasmes. ... On pourrait me dire que c'est rare parce que le vrai amour n'a besoin que de l'autre et que le reste du monde n'existe pas... Nous, mon conjoint et moi, ne sommes pas de cette nature. 

Toujours est-il que j'ai passé à côté de ma vie. J'ai étudié comme infirmière, n'ai pas travaillé dans ce domaine parce que je ne m'y sentais pas à ma place et n'ai jamais regretté ce choix. N'ai jamais regretté non plus d'être avec mon conjoint, mais avec lui, je ne voulais pas d'enfants. Lui non plus, d'ailleur! 

J'ai trouvé le métier qui me convient, l'homme avec qui j'aurais voulu avoir des enfants, je suis trop vieille pour tout cela. 

Demain, ça ira mieux. Aujourd'hui, j'ai juste envie de pleurer sur ma vie, sur ce que j'ai passé à côté. Aujourd'hui, je n'ai pas la capacité de voir ce que j'ai eu comme cadeaux de la vie. 

J'espère... Ne pas sombrer dans le désespoir. 

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dimanche 31 août 2014

tout est relatif

Bien cher journal

Cette semaine, j'ai dû relativiser ma vie. Moi qui avait un projet de retourner aux études, je suis presque déclarée invalide. J'exagère à peine. Mais j'exagère! 

Toujours est-il que j'espérais une autre opération. En fait, j'en voulais 3: tunnel carpien, laminectomie lombaire et laminectomie cervicale. Tout ça pour réussir à retrouver mes bras et ma jambe. Mais hélas, mon super neurochirurgien n'a pas trouvé de méthode qui aurait pu m'améliorer. Je suis sortie déçue, avec le plus grand sourire aux lèvres. En revenant, je me suis dit que ma vie était foutue, finie, que je ne valais plus la peine de rester en vie pour des pécadilles. 

Tout comme lorsque j'ai appris que j'étais rendue diabétique, je me suis effondrée. Encore une diminution de mon petit moi-même! Encore des restrictions!

Mais là, c'était mon futur projet qui s'évanouissait. 

Et j'ai dû philosopher. Me dire que je me fais vivre depuis si longtemps, et qu'au fond, rien n'avait vraiment changé, sauf que j'ai connu une bulle de rêve. Un bulle, où, j'ai pu penser que j'étais autre chose qu'une limace qui se fait vivre. Une bulle où j'ai pu fantasmer sur ma capacité à retourner sur le marché du travail. J'avais un but bien précis en faisant tout cela, c'est ma zone secrète. c'est une zone que je partage seulement avec mes bons amis, ceux en qui j'ai confiance... Même toi, bien cher journal, tu n'es pas digne de la confidence que je leur fais. J'en suis désolée. 

J'ai dû me résoudre à penser que je n'étais pas pire qu'avant mon opération. En fait, il est injuste de penser cela car je vais 1000 fois mieux depuis que je suis opérée. Il y a si longtemps que je n'ai pas eu cette énergie de vie. J'ai plein de bonnes amies qui ne m'ont jamais connue avant mon mal de dos, pour elles, je suis une nouvelle femme.


Et je le suis!

Je suis moi-même, format mature. 

Tout est relatif.

Il y a eu tant de moments, où, j'espérais être atteinte d'un cancer pour que ma vie finisse! Je sais, c'est horrible à croire, mais c'est ainsi! 

Tout est relatif. Je souhaitais ce cancer pour en finir avec la vie par obligation alors que je peux en finir quand je veux par décision. Je me trouve poche d'avoir pensé ainsi. C'est comme si j'escamotais des vies qui ne demandaient qu'à rester. 

Tout est relatif.

Je suis en vie. Je me faisais vivre, je me fais vivre, rien n'a changé. Pourquoi voudrais-je mourir pour si peu?

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Ma méthode de relaxation

Bien cher journal

J'aimerais te partager  ma méthode de relaxation. Celle qui me fait du bien, celle qui me donne un espace-temps hors du monde réel. 

Au début, j'ai lu sur l'EFT et sur la sophrologie comme le disait Messmer, notre hypnotiseur du Québec. En gros, ça disait qu'on devait penser au calme en se tapottant à des places précises. Je me souviens qu'il y avait entre le pouce et l'index, à la base du poignet, un peu au-dessus du nez un peu au-dessus des sourcils, sur la base des clavicules... Le tout se devait être pratiqué en s'imaginant respirer par les pieds. 

Cette méthode, je l'ai aimée. J'inspire le calme, j'expire le calme, le calme est en moi, le calme est autour de moi.  Je me dis cela en prenant des respirations profondes. Et par la suite, je recommence en me touchant au points que j'ai nommés. Pour finir, j'imagine que j'ai une corde entre les pouces et les index. Je l'étire et ça me donne le signal de repos.

Ça m'a pris un certain temps pour apprivoiser cette méthode. Et, je la trouve bonne.

Une fois, j'étais chez mon orthothérapeute. Ciel que son massage me faisait mal! Je n'avais juste plus la capacité de sentir toute cette douleur. 

Comme j'avais vu son extraordinaire chat juste avant la séance, que je l'avais flatté et trouvé si beau, je l'ai imaginé avec moi. Mon set-up d'image était des fonds marins: plein de coraux de toutes les couleurs, des poissons magnifiques, que du beau! 

Et là, j'ai intégré ce chat avec moi dans l'eau. Je l'imaginais avec un tuba, des lunettes de plongée, un petit bikini... Et je voyais ses yeux devenir tout ronds quand il a vu les petits poissons clowns qui allaient et venaient dans les coraux. 

La seule idée de voir la surprise de ce chat m'apaisait. J'ai compris qu'il était possible de voir ce qui est impossible.

Alors, pendant un bon bout de temps, pour me détendre, j'imaginais cette scène.

Un bon jour, j'ai changé de set-up. 

Je m'imagine avec un homme que je désire sexuellement. Il a fait chaud toute la journée, une de ces journées où la chaleur est collante et épuisante.  Nous sommes presque rendu au soir, juste après la rosée qui fait tant de bien. Le soleil se couche dans des teintes de rose-orangé. Je suis dans une prairie avec celui que je désire. Tout lentement, je le déshabille, il me déshabille. Mes lèvres se collent aux siennes, nos langues se rencontrent, dansent ensemble, s'échangent leurs fluides. Tout lentement, nos corps se touchent, s'embrassent, se goutent. Tout est lent. Tout est volupté. Ça n'a pas de fin. L'herbe raffraichit et contraste avec la chaleur qu'on s'échange. 

Cette méthode, je la vis à tous les jours. Le bien-être qu'elle me procure!


Ciel qu'il y a beaucoup d'hommes désirables!

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jeudi 28 août 2014

Ma colonne vertébrale


 

Bien cher journal

 

J'ai vu mon neurochirurgien... les nouvelles sont mauvaises.

 



Moi qui espérais me refaire opérer pour retrouver de la force dans mes
bras et dans ma jambe afin de retourner aux études en ostéopathie, je
dois me faire une raison. Il est vrai que je suis mieux, (mille fois
mieux) depuis l'opération, mais je ne vais pas assez bien pour aller
travailler. Mon neurochirurgien m'a dit que ma colonne est beaucoup plus
vieille que mon âge. Il a essayé de m'encourager en me disant que je
pouvait prendre ma vie comme si j'avais été un soldat qui revenait de
guerre et que j'avais comme bravoure, comme courage de vivre, reçu une
belle médaille.
Mais moi, je trouve que la vie est un grand privilège. Que le courage de
vivre n'existe pas. Pour moi, pour rester en vie, ça prend de l'espoir
et de l'intérêt....
Deux choses que je n'ai plus. En tout cas, pas ces temps-ci.

Mettons que présentement je gratte les fond de tiroirs pour trouver un

peu d'espoir.

En fait, je sais bien que je ne suis pas correcte dans ma pensée parce
que j'ai été des années à me faire vivre sans que ça me dérange trop. Et
voilà qu'en me faisant opérer, j'ai eu de l'espoir de retrouver une
utilité d'être en vie. 

Ceux qui ont vu le film «À l'ombre de Shawshank», ont surement réfléchi
quand Morgan Freeman se choque quand Tim Robin parle d'espoir. Je le
comprends de s'être choqué. 

En gros, je dois orienter ma réflexion sur ma capacité à me faire vivre,
comme avant d'avoir cet espoir en relativisant sur mon désir de
retourner à avoir une vie, à me sentir en vie. 

Je vais surement en sortir plus forte.

 

 

J'ai relu mon testament... non, je ne me suicide pas aujourd'hui. Je suis contre l'impulsivité suicidaire.  C'est drôle, mon conjoint et moi avons fait notre testament notarié juste avant que je me cogne la tête en 2005. J'ai eu le coeur gros en voyant la date. Mon testament est correct. Encore à mon gout.

 

Un jour, en octobre 2010, j'ai passé à la commission sur le suicide-assisté. J'avais commencé en disant: «Je n'ai pas de cancer, je n'ai pas de sclérose en plaques, mais j'ai mal au dos depuis 15 longues années...»

 

Et j'ai continué en disant que j'allais mettre un terme à ma vie précocément et fugitivement parce que le suicide-assisté ne serait pas légal de mon vivant.

 

Ce jour s'en vient. Pas encore, je suis optimiste de nature. Pas encore, je veux donner mes choses de mon vivant. Pas encore, je veux que la maison soit dégagée de mes choses. Pas encore, au cas où un miracle arriverait.

 

Pas encore.

 

Je ne le fais ni par vengeance, ni par révolte. Je le ferai parce que lorsqu'on arrive au bout de sa vie, à quoi peut bien servir d'allonger les choses? J'ai été présente pour les autres, si les autres n'ont pas voulu en savoir plus sur moi, je n'y peut rien.

 

J'ai fait ce blog dans l'espoir que mes neveux me connaissent. Si ils ne lisent pas ce qui m'habite, je n'y peut rien.

 

Quand mon frère est mort, il y a déjà quelques années, j'ai rencontré un frère que je ne connaissais pas. Les éloges de ses amis m'ont fait connaitre un type sous un jour différent. Et pourtant, je le voyais à tous les jours!

 

Je me suis dit que ça n'arriverait plus, que je voulais connaitre mes frères et soeurs... Mais je n'y peut rien si ils ont besoin d'une coquille qui les cache de moi.

 

J'aurai fait mon possible. 

 

 

 

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dimanche 17 août 2014

Robin William

Bien cher journal

Un acteur bien connu, Robin William s'est pendu la semaine passée.

On cherche des coupables, un coupable... peut-être est-ce lui-même qui n'a pas été chercher de l'aide???

Si tu veux mon opinion, bien cher journal, la vie, on la termine de son propre chef ou par déchéance. Quelques chanceux feront une crise du coeur dans leur sommeil sans souffrir.

Pour ma part, je comprends Robin William. Il avait peut-être fait le tour du jardin.

Posté par soyonsserieux à 12:03:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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confession

Bien cher journal

J'ai une confession à faire, à me faire.  C'est une caractéristique chez moi qui est très développée. Je ne me mêle pas de mes affaires.

C'est comme ça! Quelqu'un est inquiet? Je cherche à savoir la raison profonde du pourquoi. Quelqu'un est triste? Je cherche, je questionne, j'agis...

On m'a reproché ce trait et j'en suis peinée.

Pas que je sois en colère contre la personne qui a eu la vérité de me le dire, je suis triste parce que c'est mon identité profonde qui est ébranlée.

Je ne peux me changer. 

J'accepte que ce trait de caractère soit indisposant pour les autres. 

Je ne peux que me retirer de la vie de ceux à qui ça dérange.

XXX
Matante Bizzz

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