Atelier avec Guy Corneau et Pierre Lessard le 4 juin 2011


Une belle journée s'annonçait avec deux personnalités connues et enrichissantes quand je me suis inscrite. Une curiosité mêlée avec un goût de guérison m'ont motivée à m'y rendre. Je n'ai pas été déçue de cette journée, je dois le dire! J'ai eu l'audace de poser une question (une??? hahahaha vous me connaissez: plusieurs!).

La journée débute avec un chant des voyelles: les mains placées comme si nos oreilles devenaient comme celles des éléphants, on inspire et à l'expiration, on chante un «à» pendant tout le temps que nos poumons acceptent d'expirer. Ensuite, c'est au tour du «è», du «é», du «i», di «u», du «ou», du «eu» et on termine par le «o».
 

Le but de ce chant étant de faire vibrer nos chers organes si fragiles, précieux et indispensables.

Ensuite, un exercice formidable nous a été soumis: s'imaginer dans un état de bien-être avec tous nos sens: la vue, l'ouïe, le toucher, l'odorat et le goût. Alors moi, je me suis pensé dans ma balançoire, paradis bien personnel. Des colibris colorés venaient autour de moi presqu'en chantant...Bref, le bonheur!

Ensuite, un autre exercice nous a été soumis: s'imaginer dans un instant lourd de notre vie. Vous comprendrez que je vais me taire là-dessus. Néanmoins, un truc m'est monté en tête: je pense ne pas avoir vraiment souffert puisque rien ne m'a affecté. Par la suite, on reviens à notre pensée heureuse et ensuite on retourne à notre pensée lourde. Le but étant d'ôter de la lourdeur dans notre moment vécu qui nous affecte.

Moi, rien! Pas de magie, pas d'ailes qui me soulèvent l'âme... Rien, je vous dis!

Alors, Guy pose la question: «Y en a-t-il qui ont eu un beaume sur leur douleur de vie?» Quelques mains seulement se sont levées. Alors Guy nous a dit: «On recommence...»

Et j'ai recommencé... Avec une nouvelle lourdeur de vie... Mais où trouver une lourdeur de vie??? J'en ai trouvé une! Mais mon problème a été que je peux tout aussi bien me sentir dans un paradis sur commande et dans ma lourdeur de vie en un instant mais en aucun temps je n'arrive à ressentir d'appaisement en supperposant l'un sur l'autre. Comprenez?

Alors j'ai posé une question aux hôtes.

«Que fais-je d'incorrect puisque je peux me sentir au paradis et ensuite en enfer mais je n'arrive pas à appaiser ma lourdeur de vie?»

Et je raconte en bref ma lourdeur. J'ai un ennemi que je sais que si j'en avais la possibilité, je pourrais tuer. Et je n'ai pas honte de le dire. Ce type m'est un poison. Et comme je veux le garder poison, je préfère ne pas lui trouver de qualificatifs heureux.

Alors Guy ou Pierre m'a dit qu'il était possible que la flamme de ma vie soit maintenue par le gout du conflit sinon, je me sentirais morte...Autrement dit, je vis à cause de conflits.

Et j'ai répondu que si, admettons, je cessais d'en vouloir à mon ennemi, ça signifierait que je ne suis plus rien pour moi-même parce que la haine deviendrait pardon et si je «pardonne», je m'oublie... Et m'oublier voudrait dire que je ne vaut rien. Comprenez?

Alors, et là, une piste de réflexion m'a été soumise: «Vous pensez que vous ne seriez plus importante si vous «pardonniez» donc vous mettez votre importance dans cette haine... Quand vous trouverez quelque chose qui ferait de vous quelqu'un d'important ailleurs, vous diminuerai l'effet de votre rage...»

Ah, ça, ça me parle!

En même temps, il y a quelque chose de binaire dans le fait de classer l'autre, de le trouver ceci ou cela: C'est soit l'un ou l'autre qui a tord. Pas juste une perception qui diffère! Et c'est là que je suis rendue dans ma réflexion.

Voilà.

 

Matante Bizzz