Bien cher journal

Moi qui ai tendance à être colérique, je sais ce qu'on peut ressentir quand on vit quelque chose d'inacceptable. Cette énergie m'habite depuis toujours.

Il m'arrive de cotoyer des gens qui savent qu'ils vont faire le grand saut, celui qu'on redoute, celui qu'on repousse, celui qu'on devra faire.

Jai pour mon dire que la mort, quand on sait qu'on va l'avoir en pleine figure, est un truc pas facile à saisir.

Bien chanceux ceux qui semblent sereins!

Pòur moi, la  vie, c'est comme être dans un méga party et un jour, on est interpellé par un garde qui nous dit que notre party achève. On peut l'ignorer, essayer de l'apprivoiser, se préparer...

Mais un beau jour, ce garde nous place dans un vestibule et on entend les autres qui continuent le party. Il est difficile de se réjouir pour les autres quand notre party achève. Je suis du genre à en vouloir aux autres de continuer le party.

Je sais, je devrais me flageller de me penser si importante, pour croire que les autres devraient mourir en même temps que moi, mais pour être honnête, c'est ainsi que je le ressens. Soit j'en parle, soit je me tais et peut-être que d'autres vivent la même chose que moi sans rien dire.

Pour moi, l'attente de la mort est être dans un vestibule et la mort, c'est d'être expulsé du party avant que le gateau de noce arrive. On sait que les autre vont continuer le party, mais moi, je n'y serai pas.

Je comprends la colère de mourir.

Pour tous ceux qui feront le grand saut, je vous embrasse

XXX matante Bizzz